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Chants, poèmes et proverbes

" Si les étoiles ne brillaient qu'une seule nuit à chaque millénaire, quelle attention, quel émerveillement et quelle adoration elles susciteraient chez l'homme " (1/76)

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Mouette blanche comme la neige,
Dis-moi, je t'en prie,
Où nos beaux jeunes gens reposent.
Où, vague après vague, ils sont couchés…
Ni souffle, ni soupir,
Ne sortent de leurs lèvres glacées.
Leur suaire est de varech,
Pour une harpe et tout chant funèbre,
Ils ont le gémissement plaintif de la mer… (1/133)

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Ma Caristiona,
Vas-tu répondre à mon appel ?
Pas de réponse, ce soir ?
Oh Dieu ! que j'ai de peine.
Ma Caristiona…

Mon cœur est profondément navré, navré,
Et mes yeux ruissellent de pleurs, de pleurs…
Ma Caristiona… Vas-tu répondre à mon appel ? (1/175)

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Quand la journée tire à sa fin,
J'erre, triste, au bord de l'eau,
Là où un homme, né du soleil,
A courtisé la fille des fées.
Pourquoi devrais-je m'asseoir et soupirer,
Arrachant les fougères, arrachant les fougères,
Toute seule et si lasse ? (1/197)

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O Mhari, oh Mhari, ma belle,
Te yeux bleus comme la mer, par magie
M'arrachent aux rives sauvages de Mull, vers toi.
Mon cœur a bien mal, pour l'amour de toi. (1/234)

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Le vent souffle des îles, porteur des chants de notre peine,
Du cri des mouettes, du soupirs des rivières.
Dans tous mes rêves, j'entends les eaux
Qui ruissellent des collines, au pays de nos rêves.

Souffle à l'ouest, ô vent marin, apporte-nous quelque murmure,
Venu de notre terre d'honneur et de vérité.
Que je veille ou que je dorme, j'entends les eaux
Qui ruissellent des collines, au pays de notre jeunesse.

Nous chantons en ce pays lointain les chants de notre exil,
Les cornemuses et les harpes sont toujours aussi belles,
Mais jamais la musique ne chantera plus douce que les eaux
Qui ruissellent au pays, là-bas, que nous ne reverrons jamais plus. (1/235)

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J'ai rencontré une dame dans la forêt,
Une file des fées.
Longs ses cheveux, léger son pied.
Et ses yeux étaient égarés. (poème, 1/146)